En Question

n° 148 – Vers un nouveau dimanche noir ?

chroniques

Israël-Palestine : Bâtir la paix, ici et là-bas

chronique internationale

Simone Susskindmilitante pour la paix, fondatrice de l’association Actions in the Mediterranean.

Le conflit israélo-palestinien continue, depuis plus de 75 ans, d’accumuler morts, blessures, maladies, souffrance, misère, crimes de guerre et contre l’humanité. Ces mots devenant souvent des concepts abstraits qui masquent la réalité des personnes atteintes dans leur chair comme dans leur esprit et leur cœur. Interminablement. Les multiples résolutions de l’ONU sans le moindre effet. Le jeu souvent indigne des grandes puissances mondiales…

A-t-on besoin d’une théologie africaine ?

chronique signes de contradiction

Clarisse Petelmembre du collectif Bâtir le Bien Commun.

Comment le christianisme se positionne-t-il en Afrique ? Est-il possible que les pays africains se réapproprient cette religion, alors qu’elle fut d’abord imposée par les colons européens ? Quelques réflexions sur les enjeux de la théologie africaine, en écho à une soirée organisée sur ce thème en novembre 2023 par le collectif Bâtir le Bien Commun .

rencontres

Quand la rencontre de personnes détenues nous retourne

Claude Decocqaumônière à la prison d’Ittre.

Le 18 novembre 2023, pour la troisième année consécutive, un collectif d’associations a proposé au Collège Notre-Dame de la Paix d’Erpent (Namur) une journée de « Théologie par les pieds » , autour du thème « Des personnes à qui on ne demande rien. Quand des vies nous retournent ». Claude Decocq est aumônière de prison. Depuis 2021, elle fait partie de l’équipe de la prison d’Ittre, un centre pénitentiaire de haute sécurité où se retrouvent essentiellement des personnes détenues pour de longues peines. Durant cette troisième journée de « Théologie par les pieds », elle a livré un témoignage fort et une relecture de sa pratique pastorale. Quel retournement a-t-elle vécu en tant qu’aumônière de prison, comment et pourquoi ? C’est la question qui traverse son récit, qu’elle partage à la revue En Question.

recensions

humeur

Le passage au tout digital ou comment le travail social se déshumanise

Ysaline Vranckxassistante sociale dans le secteur des assuétudes à Bruxelles.

Mourad s’inquiète de voir son référent social remplacé par une adresse e-mail standard pour tenter d’obtenir sa carte médicale. Françoise ne sait plus où se rendre dans son quartier pour imprimer ses extraits de compte.  Or, c’est une démarche essentielle pour elle, elle y voit une occasion de créer du lien. Un service social et financier demande à Carlos une série de documents, sans pour autant se rendre joignable par téléphone : impossible pour lui de s’exprimer dans la nuance et d’être entendu dans toute la particularité de sa situation.