Un double mouvement semble traverser nos sociétés occidentales. D’une part, il y flotte comme une injonction à se réaliser par soi-même, à s’émanciper de ses racines, de son milieu. Mais d’autre part, on assiste à une tendance lourde à s’attacher ou s’identifier à une communauté, qu’elle soit culturelle, religieuse, philosophique… au risque de disqualifier celles et ceux qui n’en font pas partie. Dans un monde globalisé, dans lequel le modèle économique tend à atomiser les liens sociaux, ressurgissent les besoins fondamentaux d’appartenance et de relation. La communauté est souvent un lieu de ressourcement, de réconfort, de sécurité : elle peut…
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