A la folie ou passionnément, le travail occupe une grande partie de nos vies, parfois même de nos nuits. Le besoin d’en faire toujours plus, plus vite et avec moins de moyens, nous brûle quotidiennement. Tel un feu intérieur alimenté des multiples injonctions portées par la société, ce besoin consume littéralement certains jusqu’à ne laisser d’eux qu’une enveloppe vide. Notre dossier tente d’esquisser des éléments de réponses aux questions posées par le syndrome du burn-out. Les auteurs y décrivent notamment comment ce syndrome d’épuisement vient questionner le sens que nous donnons à notre travail comme à nos vies.
Travail : Passionément, à la folie?
édito
en bref
Publications de la revue
L’épuisement des militants débutants
« Il n’y a pas de burn-out sans engagement » : comme nous le rappelle la contribution de Pascal Chabot dans ce dossier, le burn-out n’affecte en général pas ceux qui renoncent, qui ne tiennent pas le coup mais, au contraire, prioritairement, ceux qui tiennent trop longtemps.
De « l’engagement détaché ». Ou du « détachement engagé » ?
Dans son livre, Pascal Chabot présente le burn-out comme une pathologie de civilisation. Or il est aussi souvent considéré comme une pathologie liée à un syndrome individuel.
Un travail social trop « compliqué » ?
En presque une dizaine d’années de recherches et d’interventions auprès de professionnels et de responsables enthousiastes, engagés dans l’innovation de leurs pratiques de soin et d’accompagnement social, nous avons aussi dû, en contrepoint, constater la persistance d’un malaise qui traverse l’ensemble du secteur non-marchand et de l’économie sociale et solidaire.
L’engagement à l’épreuve du travail
« Et toi ? Qu’est-ce que tu fais ? » A un tournant de ma carrière, j’ai expérimenté l’absence de travail. Cette question, sur toutes les lèvres des personnes bien intentionnées qu’on croise dans les contextes les plus anodins…
Transition post-burn-out
Le burn-out est une pathologie de civilisation. Il n’est pas seulement un trouble individuel qui affecte certaines personnes mal adaptées au système, ou trop dévouées, ou ne sachant pas (ou ne pouvant pas) mettre des limites à leur investissement professionnel.