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  • En Question n° 156
  • publication
  • 11 mars 2026

Liège, cité ardente et accueillante

  • Christophe Renders, chargé d’analyse et d’animation au Centre Avec
14 min 14

Le 27 novembre 2017, le Conseil communal de la Ville de Liège adoptait une motion qui déclarait Liège « Ville hospitalière, responsable, accueillante et ouverte ». Depuis lors, une concertation permanente pour rendre cette motion vivante, s’est établie entre la société civile locale et la Ville. Pour évoquer cette expérience portée par un discours enraciné dans l’hospitalité, En Question a réuni Emmanuelle Vinois, juriste chez Caritas international et engagée comme citoyenne dans le collectif « Liège Hospitalière », et Grégor Stangherlin, directeur en charge de la cohésion sociale et de la participation citoyenne à la Ville de Liège.

Vue de Liège – crédit : Wiki-Commons

Quelles ont été les étapes qui ont mené à l’adoption de cette motion ?

Emmanuelle Vinois (E. V.) : Cela s’est fait assez vite. Il y a d’abord eu des étapes préparatoires. Le CNCD et le CIRÉ avaient lancé la campagne « Rendons notre commune hospitalière »[1]. L’idée était de donner à des collectifs associatifs et citoyens des outils pour interpeller les communes pour qu’elles se déclarent hospitalières.

À Liège, sept associations qui accompagnent les migrants dans la défense de leurs droits, se sont saisies de la proposition pour lui donner corps dans le contexte liégeois. Et très rapidement une quarantaine d’associations étaient partantes pour créer le collectif « Liège Hospitalière ». Nous avons rédigé une interpellation au Conseil communal en y joignant une proposition de motion qui n’était pas à prendre ou à laisser. Alors, le bourgmestre a créé un petit groupe de travail incluant son chef de cabinet, un représentant du CPAS, un autre de la police, quelqu’un du service des étrangers, un autre pour les écoles, la sensibilisation, etc. Ensemble, nous avons amendé le document. Les services de la Ville se sont engagés à des objectifs réalistes pour eux. La force de l’exercice était de dire : il y a un cadre légal, mais il y a toujours des possibilités de l’interpréter d’une manière la plus favorable possible pour la personne étrangère.

C’est dans cet esprit que la motion a été retravaillée et puis présentée au Conseil communal qui l’a adoptée à l’unanimité[2]. Il y avait donc un espoir que la motion perdure au-delà d’une mandature. Un espoir qui se concrétise puisque l’actuelle déclaration de politique communale, adoptée en 2025, affirme l’intention de poursuivre la mise en œuvre de la motion.

Cette motion a-t-elle suscité des débats au sein du monde politique liégeois ?

E. V. : L’adoption s’est faite facilement. La force de la démarche, c’est qu’on était dans la concertation et dans l’acceptation des modifications. Et tout récemment, un plan d’action intégrée (PAI) a été approuvé par le Conseil communal et le Collège. Néanmoins, avant les dernières élections, notre collectif a fait un travail d’évaluation et de mise à jour, parce que certains aspects restaient en souffrance[3].

La motion s’ouvre avec des affirmations fortes comme « les migrations peuvent constituer une chance et un potentiel pour nos sociétés » ou encore « la Belgique est une terre d’asile et un État de droit ». C’était en 2017. Est-ce que de telles affirmations passeraient encore facilement aujourd’hui ?

E. V. : C’est sûr que depuis 2016, et le fameux « Wir schaffen das » d’Angela Merkel[4], l’ambiance a changé. Du coup, c’est important de contribuer à un discours qui souligne la force d’être ensemble dans la mixité et la solidarité. Si chacun se recroqueville sur soi-même et commence à juger l’autre, on ne va pas s’en sortir. Je ne sais pas si notre pouvoir de persuasion serait assez fort aujourd’hui pour que la motion soit à nouveau adoptée en l’état. Mais si on lit le PAI qui vient d’être approuvé, on y trouve une introduction qui insiste également sur le rôle positif de la migration.

L’adoption de la motion a-t-elle été médiatisée ? En a-t-on parlé sur la place publique ? Et est-ce qu’elle a suscité des réactions dans la population ?

Grégor Stangherlin (G. S.) : Liège est une ville engagée. Regardez sur notre site web : les engagements citoyens sont multiples et divers. Il y a un réseau d’hébergeurs. Il y a un mouvement plus politique pour lutter contre les centres fermés. Beaucoup de volontaires sont actifs dans le réseau « Grande Précarité », dans les accueils de jour ou les hébergements de nuit. Il y a des projets de parrainage, de coaching, d’accompagnement via différentes ASBL pour accompagner et faciliter l’intégration des migrants. Cette diversité d’actions fait qu’on est vraiment une ville accueillante. Ce n’est pas seulement une question de financement de politiques publiques. C’est un état d’esprit. Liège est une ville où 50 % de la population est étrangère ou d’origine étrangère. La multiculturalité est fortement ancrée. On peut aussi mentionner que l’Université de Liège s’est positionnée comme université hospitalière. C’est donc un réseau large qui porte cette volonté d’accueil.

Maintenant, il faut éviter les tensions. Les espaces de rencontre sont importants : des lieux où on peut semer des graines favorables, notamment au niveau des écoles. Quand les gens arrivent d’ailleurs, comment fait-on pour qu’ils soient accueillis, qu’il y ait un échange ? C’est un travail continu.

Précisément, comment l’administration communale a-t-elle reçu cette interpellation citoyenne et l’adoption de la motion ?

G. S. : La Ville n’a pas commencé à devenir solidaire et hospitalière à partir de ce moment-là. Dans le plan de cohésion sociale, on a toujours veillé à maintenir le financement de toute une série d’activités publiques, comme le Service d’accueil des demandeurs d’asile ou encore via le Relais Santé pour l’aide médicale urgente. Mais nous sommes contents de la motion : c’est une boussole qui nous incite à voir comment améliorer telle ou telle situation concrètement.

Avec le temps, on s’est rendu compte que la motion restait très généraliste, plutôt dans le registre moral. On avait envie de la rendre plus opérationnelle. L’occasion est venue avec notre participation au réseau WELDI[5], un réseau européen de villes hospitalières, qui s’est créé dans un contexte où, que ce soit au niveau européen, national ou local, on sentait une volonté de polarisation qui stigmatise les migrants comme la cause de tout ce qui va mal. Dans le dialogue entre villes, on s’est rendu compte qu’il fallait travailler à la communication et à la gouvernance.

À Liège, nous avons donc élaboré le PAI[6] entre tous les acteurs importants : la Ville, les associations, le CRIPEL[7], le CPAS. L’objectif est de renforcer la collaboration entre tous les opérateurs associatifs et publics. Ce plan contient douze actions qui visent à répondre à des questions fondamentales pour toute insertion : le logement, l’insertion socio-professionnelle, l’interculturalité, etc. Un plan que le Collège et le Conseil communal viennent d’approuver en ce mois de janvier 2026. J’étais positivement surpris que cela suscite une telle adhésion !

Une des actions de ce plan est la création d’un conseil consultatif « Liège Ville hospitalière ». Quel serait son rôle ?

G. S. : Les conseils consultatifs sont un instrument assez classique de participation citoyenne. On y retrouve des représentants du politique, des services de la Ville, des associations mais aussi des citoyens, qu’ils soient belges ou étrangers. Il y aura donc un appel à candidatures. L’objectif est double. D’une part, le suivi de la mise en œuvre de la motion. Ce sera un lieu pour discuter de certaines thématiques qui posent question. Dans un monde très polarisé et complexe, il est important d’assurer un espace de dialogue où on peut se parler et trouver des solutions. D’autre part, il s’agira d’améliorer la concertation entre la ville, le CPAS, le CRIPEL, trois opérateurs publics qui ont des obligations légales, et les acteurs associatifs. Par exemple, cette semaine, il y a eu une réunion sur la santé mentale. On s’est demandé comment Fusion Liège, l’opérateur d’aide psychologique, pourrait mieux collaborer avec le Relais Santé pour que les personnes sans papiers accèdent à un soutien en santé mentale.

Dans l’évaluation et la mise à jour de la motion en 2024, le collectif « Liège Hospitalière » recommandait à la Ville de lutter contre la polarisation toxique par la participation citoyenne. Le conseil consultatif répond-il à cette recommandation ?

E. V. : Les lieux d’échange doivent être multiples, comme les acteurs et les actions sont multiples. Dans notre collectif, il y a des associations qui sont dans la discussion avec les administrations et les politiques, mais il y en a d’autres qui se sentent plus à l’aise dans des actions de contestation dans la rue. Le conseil consultatif n’a pas vocation à se substituer à tous ces modes de participation citoyenne.

Cela dit, le conseil consultatif est une bonne initiative, mais il faudra voir comment il fonctionne. L’enjeu du règlement d’ordre intérieur sera important. Quel suivi va-t-on donner aux recommandations ? Est-ce que son rôle sera purement consultatif ? Il ne faudrait pas que ce soit chronophage, sans être concret ni efficace. Il y aussi la question de la représentativité : qui va y siéger ? Comment seront sélectionnées les personnes qui vont candidater ? Quels services de la Ville vont y siéger ?

Un des engagements de la motion est de « sensibiliser la population sur les migrations et l’accueil de l’autre ». Comment cela se traduit-il concrètement ?

E. V. : Dans le PAI, l’action spécifique, c’est l’organisation de campagnes relatives à l’accueil de la diversité en milieu scolaire. Les jeunes, c’est l’avenir. C’est bien de commencer par là.

G. S. : Il existe aussi des appels à projets, qui par l’octroi de petites sommes, visent à reconnaître les initiatives de certaines associations pour promouvoir l’interculturalité. Malheureusement le contexte n’est pas favorable car le Centre régional des aides aux communes nous impose des restrictions budgétaires et notamment 25 % de diminution des subventions aux associations sur les deux dernières années. Régulièrement, la Ville met à l’honneur des citoyens actifs, fortement engagés. Les moyens ont diminué pour des actions autour de la diversité mais l’esprit est toujours là.

E. V. : On peut dire qu’à Liège, les citoyens sont vraiment animés par le sens de la justice sociale. Il y a plein de collectifs. Le collectif « Liège Hospitalière » fait partie de ceux qui aiment discuter avec les autorités, mais à côté de ça, il y a un tissu militant énorme. Avec des gens engagés à plein de niveaux : des soupes populaires, des comités anti-rafles, des manifs – devant le centre fermé de Vottem, il y en a une chaque semaine !  – et très souvent des rassemblements autour du Conseil communal…

G. S. : En effet, les citoyens s’expriment et viennent dire leur indignation et leur inquiétude aux décideurs, au Collège, au Conseil, dès qu’il y a un risque, comme avec le projet de loi sur les visites domiciliaires…

E. V. : Oui, la Ville de Liège a signé la motion de rejet des visites domiciliaires. Il y a une veille politique de la part des citoyens au sens très large. Quand quelque chose ne va pas, notre collectif se fait interpeler par des citoyens. Ils nous disent : « Et quoi ? Vous dites que Liège est une ville hospitalière et regardez ce qu’elle fait la Ville ! Comment vous pouvez accepter ça ? » Parce que tout n’est pas toujours rose. Parfois, il y a eu des arrestations à domicile et on s’est demandé si on pouvait garder le label « Ville Hospitalière ». C’est important que la population liégeoise reste maîtresse du processus.

D’ailleurs, dans le collectif, on s’est dit qu’il fallait qu’on célèbre l’adoption du PAI. Mais il faudrait le rebaptiser parce que « PAI », ça sonne vraiment trop mal (rires). Dans une ambiance tellement morose où tout va à reculons, c’est important de fêter publiquement nos victoires.

Que retenez-vous de cette expérience et de ce partenariat entre la société civile et la Ville ?

E. V. : D’abord, la patience que cela demande : dans un processus comme celui-là, on est tributaire du temps politique. À chaque période électorale, on perd du temps. Ensuite, je retiens la confiance mutuelle qu’on a pu développer, tant avec les instances de la Ville qu’entre membres du collectif qui inclut maintenant 88 associations ou groupes. On peut vraiment compter les uns sur les autres pour bricoler des solutions pour les personnes. C’est notre objectif : aider au maximum la personne qui est là devant nous. Si on regarde ce qui se passe au niveau européen ou national, on est découragé et on se sent dépassé. Alors pouvoir bricoler ensemble des solutions au niveau local, c’est une bouffée d’air frais ! C’est ressourçant de réaliser qu’on a quand même une prise sur certaines choses.

G. S. : Je suis très fier de l’adoption à l’unanimité du PAI dans le contexte actuel de polarisation. Personnellement, je ne vois pas de gros problèmes pour le vivre-ensemble au niveau de la population mais je constate que certaines figures politiques veulent créer des problèmes qui n’en sont pas. Par la médiatisation de faits isolés, on crée une tension et on stigmatise une partie des citoyens ; on en fait des boucs émissaires. Je comprends que des personnes qui se sentent en difficulté ont besoin de trouver un responsable. Mais la raison de ce sentiment de délaissement n’est-il pas plutôt dans un système qui exploite les êtres humains et la nature sans aucune limite ? Comme fonctionnaire engagé pour la cohésion sociale, ce qui donne sens à mon travail, c’est ce combat pour prôner des valeurs de solidarité et favoriser des espaces où ces valeurs peuvent se vivre. On ne peut pas continuer à diviser les gens. Ça ne mène à rien.


[1] C’est en septembre 2017 que le CNCD (Centre National de Coopération au Développement) – 11.11.11 et le CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) ont lancé, au nom de la coalition pour la Justice migratoire, la campagne « Rendons notre commune hospitalière » qui se poursuit aujourd’hui (www.cncd.be/-campagne-rendons-notre-commune-hospitaliere).

[2] Le texte de la motion est accessible sur le site de la Ville de Liège (www.liege.be/fr/vie-communale/ville-engagee/liege-se-declare-ville-hospitaliere-responsable-accueillante-et-ouverte).

[3] Motion Liège ville Hospitalière – Évaluation 2017-2024 / Objectifs 2024-2030 par le Collectif Liège Hospitalière : https://www.possibles.org/wp-content/uploads/Collectif-Liege-Hospitaliere-2024.pdf

[4] En août 2015, alors que l’Allemagne connaît une arrivée importante de réfugiés syriens, la chancelière Angela Merkel invite le peuple allemand à se mobiliser pour l’accueil et l’intégration de ces personnes avec cette formule : « Wir Schaffen das ! », « Nous y arriverons ! ».

[5] Welcome and Empowerment for Local and Dignified Integration (https://urbact.eu/networks/weldi).

[6] www.liege.be/fr/vie-communale/ville-engagee/urbact-weldi

[7] Le CRIPEL est le Centre Régional d’Intégration des Personnes Etrangères de Liège.

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