« No culture no future » entendait-on scander en réaction aux restrictions sanitaires affectant le milieu culturel. Défendre la culture comme un pilier de notre société démocratique apparaît comme un postulat consensuel. Mais comment justifier l’apparente évidence d’une politique culturelle ambitieuse ? Sa vocation change-t-elle dans un monde abîmé, soumis à l’urgence d’une part, et à l’utilitarisme d’autre part ? Faut-il mettre en avant les fécondités politiques de l’art, au risque d’en faire un simple outil inféodé aux exigences du temps présent ? Ou doit-on, à l’inverse, revendiquer l’aspect transcendant et insaisissable des expériences esthétiques, avec le danger de faire…
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